écritures manuscrites

La plage de luxe

J’ai passé la journée sur la plage privée de Mahmya Beach, où l’eau cristalline, la musique douce et le service attentif m’ont offert une véritable expérience de luxe. Le sable blanc, les récifs coralliens, un déjeuner somptueux et un confort absolu ont laissé une impression mémorable.


07h00

Curieusement, depuis un mois, je dors profondément chaque nuit. Depuis un mois, je ne dors plus dans mon lit habituel en France.

07h24

Je n’ai aucune envie de me lever ni de sortir. Bon, trouvons une motivation : je vais aller à la plage.
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08h08

Voilà une habitude que je devrais conserver : un bol de mangue, raisins secs et grenade pour le petit déjeuner.
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08h37

C’est intéressant de voir combien de choses traitent de la violence masculine. Ce n’est pas la première fois que je vois un clip où le mari est violent et brutal. L’épouse hésite, puis monte en voiture avec son enfant. Le clip se termine au moment où elle coupe le moteur, sans même avoir démarré.

10h12

Je prends un minibus local jusqu’au sud de Sheraton Road, où se trouvent apparemment les plus belles plages.
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10h15

Aujourd’hui, je découvre le véritable sens du klaxon : dégage de mon chemin. En tout cas, pour mon chauffeur du jour, il semble être la seule règle de conduite – et, honnêtement, cela fonctionne étonnamment bien.

10h20

Peut-être que cela n’a rien de surprenant, mais je vois très peu de panneaux de signalisation, et les agents de circulation sont inexistants.
En revanche, il y a ces policiers en uniforme lourdement armés postés à différents endroits.
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10h22

Notre véhicule est un vieux Toyota fourgon, qui ressemble à un Barkas socialiste, délabré puis tuné.
Il paraît que ces modèles sont mécaniquement indestructibles.
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10h24

Les tarifs restent un mystère. Je lui donne un billet de 20 livres, qu’il prend sans rien dire.
J’ai déjà remarqué qu’ils me font payer bien plus cher que les locaux, mais un trajet à moins de 50 centimes d’euro reste une bonne affaire pour nous deux.
Tant que ce n’est pas excessif, je peux accepter ces petits écarts – après tout, l’écart entre notre niveau de vie est immense.
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10h26

J’adore l’aventure et l’improvisation, mais je dois reconnaître qu’avoir bien préparé mon voyage m’aurait facilité la tâche.
Il n’aurait pas été inutile de faire, dès mon premier jour ici, une recherche sur « les plus belles plages » et « les incontournables à voir ».
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10h39

Pendant que je prends des photos panoramiques et discute avec des inconnus, je réalise que je ne peux pas trop critiquer le gouvernement hongrois pour ses liens avec la Russie, car il y a ici beaucoup de Russes.
Mais en réalité, je n’ai aucun problème avec eux : ici, ce ne sont pas les politiques russes qui sont présentes, mais des gens ordinaires, et ce n’est généralement pas avec eux que les problèmes commencent.
Bon, laissons la politique de côté et concentrons-nous sur ce paysage incroyable. Peut-être que les plages de l’équateur ressemblent à ça : une mer bleu turquoise encadrée par du sable blanc éclatant.
Un passager me disait hier que cela ressemblait à Bora Bora.

10h50

Mahmya Beach n’a rien d’une plage publique : c’est une plage privée.
L’entrée coûte 570 livres égyptiennes (environ 10 euros), contre seulement 50 livres pour une plage publique.
Ici, on m’offre une bouteille d’eau et une serviette, un employé ajuste mon transat selon mes préférences, et il m’apporte même une petite table pour poser mon livre.
Inutile de préciser que l’endroit est propre, la musique est douce, et les murs végétaux cachent tout bruit extérieur – ne laissant apparaître que les montagnes en arrière-plan.
La plage est assez petite ; à droite, un petit port permet d’embarquer vers une autre plage appartenant à Mahmya, sur l’île de Giftun.
Le restaurant a une terrasse, le serveur apporte les cocktails directement sur le transat. Entre le port et la plage, il y a un petit récif corallien sous l’eau.
Avec un masque de plongée, l’exploration sous-marine serait encore plus fascinante.
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12h50

Quelques réflexions écrites en lisant sur la plage :

  • Le monde ne change pas, il se répète simplement.
  • Tout n’a de valeur que lorsqu’il est utilisé.
  • Certaines personnes détestent être prises pour des idiots. Pourtant, si on parle à certains comme à des enfants, ils comprennent immédiatement.
  • Personnellement, cela ne me dérange pas qu’on me parle simplement, tant qu’il y a du respect dans le ton et le langage corporel.
  • Je suis littéralement assis au milieu du désert, à l’endroit où la mer rejoint le sable.
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13h28

« C’est dans le désert que, pour la première fois, j’ai trouvé un endroit qui me semblait être chez moi. »
Cette phrase de Simon Márton dans son poème Valami mentse meg az életem me revient en tête.
Et je souris en réalisant que je lis ces lignes en écoutant du jazz d’ascenseur en fond sonore.
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14h00

Tant qu’à dépenser de l’argent, autant le faire correctement !
Je commande le plat de bœuf le plus cher du menu, accompagné d’un vin blanc délicieux pour vivre pleinement l’expérience.
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14h33

À une table, on parle français.
À une autre, on parle allemand.
Le serveur s’exprime en anglais.
Et je comprends tout. 🙂
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15h30

Au total, je paie 32 euros à la sortie.
Rien que pour un plat principal de ce niveau, j’aurais payé 40 euros dans un restaurant autour de Montpellier.
Là-bas, les plages sont gratuites, mais si on veut un transat, il faut compter 10 euros.
Ajoutez à cela les boissons, la serviette, le service attentionné… ici, le rapport qualité-prix est bien meilleur.
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16h08

La façade de l’hôtel Marriott côté ville illustre bien l’approche locale de la sécurité : un vrai forteresse.
Mais côté mer, il n’y a aucune trace de muraille, seulement du luxe absolu.
Encore une fois, deux mondes séparés par un simple mur.
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Hurghada, samedi 11 janvier 2025.
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