Festival de théâtre d’Avignon, quatrième jour de ma troisième saison.
Je me suis réveillé à cinq heures du matin dans le hamac, il pleuvait. Mon sac imperméable était attaché à un tronc d’arbre, j’ai remonté la fermeture éclair de mon imperméable et me suis retourné de l’autre côté. Il était presque onze heures lorsque je me suis rhabillé, presque engourdi, et suis retourné en ville le long de la rivière.
Avignon, 12 juillet 2024, vendredi.
12h00 Les Mille et Une Nuits
Je pensais assister à un spectacle de danse d’inspiration orientale. Et c’était le cas. Les contes des Mille et Une Nuits ont été mis en scène, avec Aladin, Ali Baba, et bien sûr Shéhérazade, interprétée par un chanteur d’opéra. Donc, une histoire entre les chansons d’opéra du monde de Shéhérazade avec une musique vivante. Le tout dans une petite salle de théâtre aménagée avec goût dans les sous-sols d’un musée. J’ai apprécié.
Le problème,
c’est que je n’ai plus vraiment envie de rien aujourd’hui. Après une longue promenade, je me suis allongé sur les remparts du palais des papes et j’ai dormi une heure. L’après-midi, une autre promenade, puis du poulet rôti au magasin. Bien rassasié, je regarde des artistes de rue : danseurs et musiciens déambulent sans fin dans les rues. J’avais prévu de retourner à Arles cet après-midi, mais je n’en ai pas envie non plus. Je ne suis pas de mauvaise humeur, je me sens juste rassasié. Ce soir, peut-être que je verrai une comédie musicale. En attendant, j’écoute un petit concert de jazz et je grignote quelque chose devant le théâtre. Une journée confortable et plaisante.
21h00 Al Capone
Comme nous le savons, Capone était le célèbre chef de la mafia de Chicago pendant la prohibition de l’alcool et le trafic de spiritueux. Un point rouge pour la scène où des arguments ont été avancés – du point de vue de différentes personnes – en faveur de l’interdiction et de la légalisation (contrôlée). Une pièce de théâtre joyeuse d’à peine une heure et demie, avec beaucoup de musique italienne jouée par deux cuivres. Une bonne représentation, ça valait le coup. C’était au Théâtre Notre-Dame, une ancienne église où la hauteur a été divisée en deux niveaux, une petite salle en bas et un théâtre spectaculaire avec des voûtes en pierre à l’autel.
Pendant les heures libres restantes,
en attendant le train, je voulais aller à la fête en plein air à proximité, mais au coin de la rue, quatre à six policiers ont appréhendé un homme, le dirigeant vers le trottoir principal. L’homme criait, les quatre policiers travaillaient silencieusement, professionnellement. Il n’y avait ni violence, ni pitié. Ils l’ont plaqué au sol à quatre. Dans les cinq minutes suivantes, le fourgon de police est arrivé, pendant ce temps, une ambulance est entrée dans le lieu de divertissement. D’ailleurs, quelques minutes plus tard, une autre ambulance est passée – cette fois en direction de la place principale. C’était intéressant, je n’ai pas ressenti de peur ; peut-être parce que seul celui qui avait quelque chose à se reprocher était nerveux…
Après avoir vu tout cela, j’ai préféré attendre le train à la gare ; en attendant, je vais écrire dans mon journal.
À Arles,
mon scooter est à plat. Je vais devoir marcher près de douze kilomètres. Dans ces circonstances, je n’ai pas envie de faire la fête, même si quand, sinon maintenant, ce week-end (dimanche) est un jour férié national, il y a toujours une ambiance de fête à ce moment-là, partout. Bien qu’il semble qu’à Avignon, certains en aient un peu trop fait cette fois-ci.
Après ma journée confortable, ma soirée sera tranquille, car le dernier train a été annulé, nous attendons au moins quarante-cinq minutes pour un train de remplacement.
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