Rochers, eaux, sauts!
La nature est si magnifique. La prochaine fois, j’apporterai des lunettes de plongĂ©e, mais il faut venir le matin quand il y a des bancs de poissons.

Ces bancs de poissons sont gĂ©niaux ! Je pense qu’ils dansent ou je ne sais pas quelle est leur motivation. Ils tournent en cercle dans l’eau. Le groupe de touristes allemands qui nage dans l’eau ne les voit mĂŞme pas, seulement moi, depuis le hamac suspendu entre deux arbres en hauteur. C’est dĂ©jĂ le deuxième endroit oĂą j’accroche le hamac Ă neuf heures, sinon la baie est presque dĂ©serte. Le premier endroit Ă©tait le sommet de la colline Ă dix minutes d’escalade au-dessus de nous ; j’y ai passĂ© la nuit, cachĂ© par les buissons, mais j’ai pris mon petit dĂ©jeuner sur le grand rocher-terrasse, qu’on pourrait appeler terrasse panoramique sans hĂ©sitation.
Il Ă©tait prĂ©vu qu’il pleuve un peu et que le matin soit très nuageux. (Il fait vingt-huit degrĂ©s Ă l’aube, donc un peu de pluie, ce n’est pas un rhume, mais une douche rafraĂ®chissante.) C’est pourquoi j’ai dormi avec un impermĂ©able, inutilement.
Le ciel matinal parsemĂ© de nuages est encore plus beau que l’Ă©tĂ© Ă©blouissant. Ces taches blanches donnent une profondeur au ciel bleu, une inspiration que certains peintres rĂŞvent toute leur vie.
Donc, vers neuf heures, j’observe le deuxième banc de poissons, qui s’amuse Ă sauter ensemble hors de l’eau, puis je vais moi-mĂŞme sauter parmi eux.
Pourquoi l’appellent-ils FenyĹ‘ Ă–böl (baie de pin) ? Parce que des pins poussent entre les rochers calcaires. Baie ? Assez profonde pour que seuls la nature y accède. C’est l’une des plus belles plages de Cassis.
Ce qui Ă©tait bien ce matin, c’est que personne n’a dĂ©rangĂ© les poissons – ni moi. J’ai aussi rencontrĂ© un groupe de poissons violets rappelant des poissons-anges, ainsi que de nombreux autres poissons ; certains ont mĂŞme heurtĂ© mes jambes.
Vers onze heures, les gens ont commencĂ© Ă arriver, y compris ces petits garçons en forme de huit ans, qui ont rapidement repĂ©rĂ© les endroits oĂą l’on peut sauter de cinq mètres de haut. En effet, sauter comme ça, ce n’est pas sĂ»r de partout, car la cĂ´te rocheuse continue sous l’eau, donc on peut facilement rester coincĂ© sur un rocher sous-marin Ă plusieurs mètres de profondeur. Donc les garçons ont relevĂ© le dĂ©fi ; après quoi, j’ai fait deux choses jusqu’Ă trois heures de l’après-midi : l’autre Ă©tait de faire la sieste en plein air.
Ă€ trois heures, il a fallu que je rentre, car le trajet en transport en commun est long. Ce n’est donc pas Ă©tonnant si je me suis arrĂŞtĂ© deux fois pour me reposer vingt minutes pendant le retour. Pendant le deuxième arrĂŞt, j’ai dĂ©cidĂ© de me centrer : je prends le dernier bus pour Marseille, oĂą je prends le dernier train.
Dans le port de Cassis, j’ai d’abord fait une grande promenade. Juste parce que c’est agrĂ©able de se promener comme sur une carte postale romantique.
Vu les prix, j’ai prĂ©fĂ©rĂ© acheter mon goĂ»ter au supermarchĂ© Spar. C’Ă©tait une sorte de salade CĂ©sar – dĂ©gustĂ©e sur le banc au-dessus de la plage centrale.
J’ai pensĂ© Ă essayer cette petite plage de galets, qui s’approfondit lentement (adaptĂ©e aux familles), mais les sauts dans la baie de pin ont Ă©levĂ© mon seuil de stimulation, donc une plage normale ne m’excite pas pour le moment. Et j’Ă©tais dĂ©jĂ fatiguĂ©.
Après le goĂ»ter, une autre promenade, au cours de laquelle j’ai achetĂ© un autre livre de cuisine et je n’ai pas achetĂ© de plateau de cafĂ© (car ils ne voulaient pas accepter ma carte), j’ai mangĂ© une glace, puis j’ai trouvĂ© l’arrĂŞt de bus – avec cinquante autres personnes. J’ai eu de la chance de monter Ă la dernière station, car trois arrĂŞts plus tard, le bus ne pouvait plus prendre de passagers.
Ă€ huit heures du soir, Ă la gare ferroviaire, je me rends compte que j’ai faim et que je ne trouverai plus de nourriture nulle part. Il n’y a pas d’option bon marchĂ© ici. Si c’est cher, autant que ce soit dĂ©licieux ! Ils font ici un dĂ©licieux hamburger Ă l’avocat, avec des frites croustillantes, et un jus d’orange frais ; le tout pour dix-huit euros.
Dans quarante minutes, le train part, Ă la gare de Saint Martin Crau – j’espère – je prendrai mon scooter et il ne sera pas volĂ©. Peut-ĂŞtre que je serai au lit Ă minuit – seul.
Cassis, Marseille, 02/09/2024 lundi.
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