William Wharton : Bateau sur la Seine
Ce livre est une lecture vraiment aventureuse et sensuelle. C’Ă©tait tout simplement gĂ©nial de m’immerger dans le quotidien de la Seine, et je n’ai mĂȘme pas remarquĂ© que dans ma tĂȘte, je n’Ă©tais plus prĂ©sente lĂ oĂč se trouvait mon corps. Les aventures qui s’entrecroisent m’ont occupĂ©e, et je n’ai mĂȘme pas remarquĂ© que j’avais pris un coup de soleil sur la plage en feuilletant curieusement les destins des diffĂ©rents membres de la famille. Ce roman m’a procurĂ© un sentiment agrĂ©able et m’a donnĂ© envie d’avoir moi-mĂȘme une pĂ©niche.
Dans ce livre, nous les verrons construire un bateau-maison Ă deux Ă©tages Ă partir d’une pĂ©niche en panne, tout en dĂ©couvrant les difficultĂ©s et les beautĂ©s de la vie sur un bateau-maison. Un couple mariĂ© avec trois enfants, la mĂšre enseignante en maternelle, le pĂšre peintre. Le pĂšre est le protagoniste et le narrateur. Comme le titre l’indique, le cadre est sans grande surprise, il se dĂ©roule dans un affluent de la Seine, en banlieue parisienne. Il y a tripartition, mais il n’y a aucun des Ă©lĂ©ments classiques, comme lorsqu’un drame commence au 75e centile du livre. Au contraire, chaque chapitre comporte un problĂšme Ă rĂ©soudre avant la fin du chapitre. Il y a une structuration : au cours du premier trimestre, nous dĂ©couvrons la vie d’une famille d’origine amĂ©ricaine, nous visitons un navire au bord de la destruction. Puis, chapitre aprĂšs chapitre, les rĂ©parations commencent ; et dans le dernier quart du livre, nous apprenons Ă connaĂźtre et finalement Ă aimer le monde des gens sur la pĂ©niche. Y a-t-il des complications ? D’abord, le bateau coule ; ensuite, il est presque emportĂ© par l’inondation. Et Ă la fin, nous apprenons comment le fait d’ĂȘtre batelier change radicalement leur vie. Les choses sont rĂ©solues avec une crĂ©ativitĂ© Ă©tonnante et une aide extĂ©rieure non nĂ©gligeable. C’est peut-ĂȘtre lĂ toute la beautĂ© de la chose : le travail d’Ă©quipe. « Si tu ne sais pas comment faire quelque chose, tout est possible ». J’aime le fait qu’ils soient prĂȘts Ă faire des folies pour trouver une solution. Ăa me fait sourire d’entendre des histoires comme ça, quand la crĂ©ativitĂ© rencontre la dĂ©termination. Comme lorsqu’ils transportent un tapis depuis un appartement situĂ© au troisiĂšme Ă©tage, mais qu’ils ne peuvent pas le descendre par les escaliers, alors ils le jettent sur le balcon Ă la place. Je recommande ce livre Ă ceux qui s’intĂ©ressent au moins un peu au monde de la navigation, puisque l’intrigue principale consiste Ă rĂ©nover puis Ă agrandir une pĂ©niche. Bien sĂ»r, il est important que tout cela se dĂ©roule en France. Nous recevons une grande dose du mode de vie français, mais d’un point de vue extĂ©rieur, puisqu’il s’agit d’un couple d’AmĂ©ricains. Je donnerais quatre Ă©toiles Ă ce livre. Pas cinq, parce qu’il ne s’agit pas d’un ouvrage qui a remportĂ© le prix Nobel. C’est un bon livre, mais nous ne nous attendons pas Ă ce qu’il change le monde. C’est juste une bonne lecture. C’est aventureux, humoristique par endroits et perspicace. Les passages descriptifs ne sont nulle part trop longs, mais je me trouve tellement immergĂ© dans la vie quotidienne sur la Seine que je ne le remarque mĂȘme pas. Je ne remarque mĂȘme pas que mon esprit n’est plus lĂ oĂč se trouve mon corps. Il me vient Ă l’esprit que je n’ai probablement jamais achetĂ© un billet d’avion aussi bon marchĂ©. Moi-mĂȘme je l’ai achetĂ© parce que la culture française et la navigation sont mes mots d’appel, puis je ne l’ai pas reposĂ© parce que les aventures entremĂȘlĂ©es m’ennuyaient complĂštement, puis je n’ai mĂȘme pas remarquĂ© que j’avais pris un coup de soleil sur la plage en tournant curieusement les pages, m’interrogeant sur le sort des diffĂ©rents membres de la famille – aprĂšs les grosses rĂ©parations… Bien sĂ»r, j’ai eu des sentiments agrĂ©ables Ă l’Ă©gard de ce roman. Ma premiĂšre pensĂ©e a Ă©tĂ© que je voulais une pĂ©niche.
Bain de soleil - lecture
Vous aimerez aussi
Lâessence de Playboy : contenu et art
2024. novembre 4.
Jehan Paumero – A hazĂĄm Ă©s az otthonom
2026. janvier 19.
