Journal d’un Ermite Vivant à Les Baux
J’ai réussi à lisser la journée sans souci. Le taureau a probablement gagné cette fois-ci. Quoi qu’il en soit, les petits plaisirs et questions de la vie sont toujours avec moi, que je médite dans le calme du soir. Et à l’aube, seul le lit m’appelle.

Une journée un peu fatigante mais sans problème. Ces jours de vaisselle sont les plus longs, mais ils sont peu stressants. J’ai dormi toute l’après-midi ; après le travail, je suis allé regarder la course de taureau. Je pense que cette fois-ci, le taureau a gagné car il a renversé plusieurs fois les non-professionnels. À minuit, je suis retourné à la cuisine, j’ai fait la vaisselle des dernières assiettes laissées par les derniers invités en dix minutes. À une heure, je me suis souvenu que je devais nettoyer ma chambre. Je vais me coucher à trois heures du matin. Je me lève à six heures, je vais à Montpellier. Je ne vais pas (pour économiser sur les frais de voyage) à la plage de Saint Marie de la Mer car le mistral souffle. Sinon, les phrases d’Ildi m’occupent, plus précisément ses vers. Suis-je au bon endroit dans le monde ? Suis-je seul malgré le fait que je ne me sente pas seul ? Est-ce que tout va bien avec moi ? Est-il normal que je vive presque en ermite ?
Les Baux, le 24 juillet 2024, mercredi
Pieds nus dans la mer.
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