Lire entre les lignes
L’indépendance peut parfois être un fardeau, surtout lorsque les autres ne comprennent pas pleinement vos intentions. Dans ce billet, je raconte comment j’ai voulu aider mais fini par causer plus de problèmes—du moins aux yeux des autres. En attendant, je continue à profiter de la musique et des livres, même si la vie quotidienne n’est pas toujours sans accroc.
L’indépendance peut parfois être un fardeau, surtout lorsque les autres ne comprennent pas pleinement vos intentions. Dans ce billet, je raconte comment j’ai voulu aider mais fini par causer plus de problèmes—du moins aux yeux des autres. En attendant, je continue à profiter de la musique et des livres, même si la vie quotidienne n’est pas toujours sans accroc.
Le responsable de la maintenance ne m’a pas directement reproché d’avoir cassé un bouton de la machine à café qu’il avait déjà jugée irréparable, mais il l’a fait savoir à d’autres. Pendant que je jardinais, j’écoutais un livre audio rempli de belles phrases. Le soir, j’ai chanté de la musique balkanique, seul, tandis que les autres dansaient.
Vendredi après-midi, j’ai essayé de réparer une machine à café, mais c’était au-dessus de mes compétences. Ces machines avaient déjà été démontées et remontées par le responsable de la maintenance ; deux d’entre elles sont encore dans le garage. Aujourd’hui, le directeur m’a réprimandé parce que j’ai cassé le bouton d’allumage d’une des machines. La réprimande était justifiée, je l’ai vraiment cassé, mais la machine fonctionne toujours puisqu’on peut l’allumer avec un tournevis. On ne peut simplement pas l’éteindre—mais en fait, ce n’est pas nécessaire. C’était la machine que le responsable de la maintenance avait démontée, mais elle avait encore plus de problèmes qu’avant. D’ailleurs, il a omis de mentionner que ces machines n’étaient pas tombées en panne hier, mais bien plus tôt. Donc, bien que la réprimande soit justifiée, je l’ai trouvée un peu excessive.
Le directeur m’a également demandé de ne plus être aussi indépendant et de consulter pour tout à l’avenir. À contrecœur, je comprends. Le problème était que, n’ayant pas pu réparer la machine, j’en ai pris une bonne dans une chambre vide et l’ai donnée au client. Mais comment savais-je que la chambre était vide si je n’avais pas vérifié ? Et pourquoi n’en ai-je pas parlé à la réception ?
Hier, j’ai écrit au responsable de la maintenance pour lui dire que je n’avais pas encore rendu la tondeuse, car il me reste encore environ deux heures de travail. Je le finirai plus tard ; pour l’instant, il devrait plutôt s’occuper des buissons de lavande. Ah, et ils se sont rendu compte que je ne travaille pas selon les heures stipulées dans mon contrat. Je suis le seul à avoir une journée de neuf heures, ce qui me contrarie un peu. À partir de maintenant, je prendrai aussi des pauses café élégantes !
J’ai terminé un autre livre, écrit par Jón Kalman Stefánsson. Bien que j’aie été déçu par le format livre audio de Bookline, j’achèterais quand même le livre en version imprimée, tant il était beau. Il y a quelques mois, j’ai lu un livre intitulé Ce texte est si beau que je ne le lis que nu. Ce livre n’était pas mal non plus, mais celui de Stefánsson était tellement magnifique, sensuel et subtilement érotique que ce titre conviendrait aussi ici. Je le relirai et j’écrirai à son sujet plus tard.
Ce soir, il y avait une rencontre de fanfares dans le village. Le vent mistral emportait au loin le son des trombones ; j’ai même dû rentrer chez moi pour prendre un manteau épais. L’une des fanfares jouait de la musique balkanique, ce qui était amusant car j’étais le seul à chanter avec eux, tandis que tout le public dansait.
Donc, je me sens bien ! Ou pas ?
Maussane, samedi 14 septembre 2024


Le fardeau de l'indépendance
Détente à la plage
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